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CITROËN RACING REPREND LE CHEMIN DE LA VICTOIRE

Avec la victoire de Kris Meeke / Paul Nagle et la sixième place de Stéphane Lefebvre / Gabin Moreau au Rallye d’Espagne, Citroën Total Abu Dhabi WRT a réalisé son meilleur week-end depuis le début de l’année.

Le film de la course

Le Rallye d’Espagne débutait vendredi matin, avec une première étape disputée sur terre. Dans ce contexte, l’influence des ordres de départ et du balayage de la trajectoire sur la hiérarchie constituait la grande inconnue.

Cette équation complexe – dépendant entre autres du type de sol, de la température, de l’humidité ou des pneus utilisés – ne trouvait toutefois pas de réponse et la course basculait vite dans une bataille entre une bonne demi-douzaine de pilotes !

Au sein de ce groupe de tête, Kris Meeke répondait présent. Après avoir signé le meilleur temps de Bot (ES2), il occupait la cinquième place à mi-journée, et ce malgré des gommes tendres ayant souffert avec la chaleur et les portions asphaltées de Terra Alta (ES3). L’après-midi, le Britannique se montrait à nouveau le plus rapide dans l’ES5 et il remontait en troisième position du classement général, à 3’’ du leader.

De retour en compétition après une longue pause et confronté à un parcours qu’il connaissait peu jusque-là, Stéphane Lefebvre vivait un début de rallye laborieux. Sans commettre d’erreur, le jeune Français parvenait à réduire l’écart relatif avec les pilotes de référence au second passage. Il occupait la neuvième position à la fin de cette première journée.

Après une longue assistance de 1h15, au cours de laquelle les mécaniciens de l’Armée Rouge transformaient les voitures en configuration asphalte, le rallye se poursuivait sur les routes larges et rapides de la Catalogne. Malgré une petite averse dans El Montmell (ES7), Kris Meeke signait le scratch pour s’emparer des commandes. Dans la spéciale suivante, il se montrait à nouveau plus rapide que ses rivaux pour porter son avance au-delà des quinze secondes.

Il pouvait, dès lors, se permettre de limiter les risques dans les portions les plus piégeuses. La suite de la journée était marquée par des chronos incroyablement serrés entre les prétendants à la victoire. Le groupe de tête s’étiolait toutefois dans l’ES12 et Kris regagnait le parc fermé avec 13’’ de marge sur Sébastien Ogier et 14’’5 sur Ott Tänak.

Comme la veille, Stéphane Lefebvre était en mode découverte lors du premier passage dans les spéciales. Puis il tirait profit de l’expérience acquise pour hausser son niveau de jeu, le tout sans commettre d’erreur. À l’issue de cette seconde étape, il était huitième.

Dimanche, la troisième journée s’étalait sur six spéciales, enchaînées sans assistance. Dans l’obscurité de L’Albiol (ES14), le pilote de la C3 WRC n°7 prévenait ses adversaires en signant le scratch. Il récidivait dans les deux spéciales suivantes pour rendre une copie sans faute, nanti d’une avance de 23’’9 avant l’ultime boucle de trois spéciales.

La matinée était également favorable à Stéphane Lefebvre, lancé à la poursuite de Mads Østberg. Ex æquo avec le Norvégien dans l’ES14, il se montrait plus rapide dans les deux spéciales suivantes pour revenir à 16’’. Dans le même temps, les abandons de Lappi et Neuville le propulsaient au sixième rang du classement général.

Stéphane n’allait pourtant pas pouvoir poursuivre son assaut, à cause d’un problème hydraulique mineur puis d’une panne de liaison radio dans l’avant-dernière spéciale. Il décidait donc d’assurer donc la sixième place finale.

Après avoir signé deux scratches supplémentaires – pour porter son total à huit sur dix-neuf spéciales – Kris Meeke relâchait lui aussi dans la Power Stage. Il signait tout de même le deuxième temps avant de grimper sur le toit de sa C3 WRC pour fêter la victoire !


Questions à Yves Matton, Directeur de Citroën Racing

Comment avez-vous construit cette victoire ?

« À l’issue des reconnaissances, nous pensions que le balayage aurait une grande influence sur le classement de la journée sur terre. Nous étions donc prêts à saisir l’opportunité offerte par la position de départ de nos voitures. Au final, ce paramètre n’a pas eu une grande influence et personne n’a réussi à creuser de gros écarts. À la fin de la première étape, une demi-douzaine d’équipages était en lice pour la victoire, avec des écarts restés très faibles. Lorsque nous sommes passés sur l’asphalte, Kris a immédiatement pris le contrôle des opérations. En deux spéciales, il a creusé un petit écart qui lui a permis de gérer. Ce matin, il n’attaquait pas spécialement plus fort mais les scratches se sont ajoutés les uns aux autres, sur un terrain qui convenait particulièrement bien à la C3 WRC. C’est une victoire aboutie et significative, car acquise avec une totale maitrise, sur deux types de terrains différents et à un moment où la lutte pour le titre était intense. »

De l’intérieur, quelle était l’approche de Kris Meeke ?

« Au vu de sa domination, sa victoire peut paraître simple, mais c’est loin d’être le cas ! Je dirais que son approche se résume en un mot : sérénité. Tout au long du week-end, il ne regardait quasiment pas ses temps, ni ceux de ses adversaires. Il pilotait au feeling et c’est ce qui lui réussit le mieux. En roulant vite pour rester concentré et en gardant une certaine marge dans les portions plus compliquées, il a trouvé le bon dosage. Personne n’a jamais douté de sa pointe de vitesse ou de sa capacité à être le leader d’une équipe. »


Ce résultat doit être un moteur pour la confiance de l’équipe ?

« Nous avions effectivement besoin d’un tel résultat, pour confirmer l’inversion de la tendance entrevue au Rallye d’Allemagne. Cette victoire permet de mettre en avant le travail de chacun et de confirmer le bien-fondé des décisions que j’ai prises depuis la fin du printemps. Malgré nos contraintes et le temps nécessaire pour s’adapter à de nouvelles méthodes de travail, nous avons montré que nous étions capables de réagir et que Citroën Racing reste une équipe de référence en Championnat du Monde des Rallyes. La fiabilité et la résistance des voitures a également été excellente. »


Que vous inspire la sixième place de Stéphane Lefebvre ?

« C’est un autre motif de satisfaction. Stéphane n’était pas au départ des deux derniers rallyes WRC et il n’avait pas une grande expérience de la Catalogne. Sa tâche était d’autant plus complexe que le passage de la terre à l’asphalte remettait à zéro tous les repères. Dans ces conditions, il a fait une course convaincante, sans commettre d’erreur et en progressant systématiquement entre les deux passages. Ce résultat vient compléter le top 5 acquis en Pologne et confirme qu’il est sur la bonne voie. Sa jeunesse nécessite du temps. »

Après ce résultat, quels sont vos espoirs pour le futur ?

« Avant même 2018 et l’homologation d’évolutions techniques, nous pouvons ambitionner d’autres bons résultats pour la fin de la saison. Ce sera peut-être difficile en Grande-Bretagne, sur un terrain historiquement difficile pour Citroën et sur lequel la météo devrait jouer contre nous. En revanche, l’Australie pourrait être un terrain de jeu intéressant. Au vu de ce que nous avons démontré vendredi sur la terre, il n’y a pas de raison pour que nous ne soyons pas compétitifs. »

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